Zeroimage 4×5

L’APPAREIL
Conçu et fabriqué à Hong Kong par Zeroimage, le Zero 4×5 est un appareil sténopé multi-format. Sa finition et la précision de fabrication de son trou en font l’appareil idéal pour se lancer dans le sténopé sans avoir à le fabriquer soi-même. Les puristes diront qu’acheter un sténopé tout fait relève de l’hérésie. ( dimension : 30mm x 155mm x 135 mm)

(cadre vue de face)

(cadre face arrière)


(2 cadres avec système de declenchement)


(3 cadres)
Cependant, la fabrication d’un tel appareil utilisant des plan-film 4×5 est loin d’être facile et le Zero 4×5 est, en plus, un très bel objet.

Construit en teck et laiton, le Zero 4×5 n’est ni plus ni moins qu’une boîte pourvue d’un trou sur sa face avant ,
il est livré avec 2 cadres supplémentaires pour obtenir l’equivalent d’un : 25 mm (1 cadre), 50 mm (2 cadres), 75 mm (3 cadres) , ou plus ….

ACCESSOIRES
Des élastiques sont utilisés pour maintenir les cadres entre-eux ainsi que les dos-vue, chassis, ou dos polaroid

On vois bien les élastiques de fixation sur leur support en laiton de chaque côté du cadre

(ou plus, ici avec dos pour film instantané)

L’obturateur est une plaquette de bois coulissante qui permet de découvrir le trou le temps nécessaire à la pose.

(ici en position fermé)
Il est aussi possible d’adapter un dos 120 (avec des plaques mobiles) à l’intérieur de la chambre, il offre en outre le choix entre 5 formats : 4.5×6, 6×6, 6×7 et 6×9 et 6×12cm.

(ci-dessus ,dos 120 avec des caches
pour le choix des format de prise de vue.
A droite monté sur le Zero 4×5)

On vois bien l’tilisation des élastique pour fixer le dos 120, c’est rudimentaire comme système, mais trés simple à mettre en oeuvre et surtout fiable. Les petits trépied sont pratique pour les prises de vue au sol.

Dos ouvert pour le chargement de la pellicule, avec son volet de protection

Ici dos chargeur Polaroid 545 où j’introduis les film pré-chargés Fuji Quickload
Kodak Readyload, Polaroid 55 , 54, etc ….

PRISE DE VUE
L’utilisation du Zero 4×5 est simples. Une fois le chassis ou dos installé au dos du boîtier , il n’y a plus qu’à monter l’appareil sur un pied très stable ou un calage solide de l’appareil est indispensable pour une immobilité parfaite pendant des poses qui peuvent durer plusieurs minutes, ou heures. Il faut si possible éviter le soleil de face qui provoque toujours une réflexion sur les bords du sténopé et une perte de contraste. A l’inverse, les images irisées provoquées par la réflexion de la source lumineuse sur les bords du sténopé, quand elle est dans le champ, peuvent être recherchées et utilisées.

(chassis Fidelity 4×5,
chargé avec 2 plans film)
CADRAGE
Les adeptes de la chambre grand format seront sûrement choqués, mai en photographie au sténopé, le cadrage est souvent évalué « au pif », avec un peu d’expérience, on arrive à peu près à savoir ce qui va rentrer dans la boîte. Un des charmes de la photographie au sténopé est souvent la surprise que l’on ressent à l’observation du résultat; un cadrage «chanceux» en fait partie.
EXPOSITION

Pour aider à la détermination du temps de pose, un disque d’exposition (photo ci-contre) fourni avec l’appareil permet de convertir le temps donné par une cellule classique . Il tiens même compte de l’effet de réciprocité.

Il y a l’intérieur du premier cadre un disque qui tourne autour d’un axe qui permet de choisir le diamètre du trou
(3 trous + 3 zone plate) en fonction de la focale
(nombre de cadre)

0,2 mm pour la focale 25 mm et une ouverture de 138

0,28 mm pour la focale 50 mm et une ouverture de 176

0,4 mm pour la focale 75 mm et une ouverture de 216

pour les zone plates les ouvertures respectives passent à :
11 zones – 43,25
21 zones – 45,54
33 zones – 44,70


(disque de cacul d’exposition)


zone plate – les cercles blancs, gérèrent un trouble optique en créant des interférences constructives sur le rendu imagé.

Une fois le temps d’exposition terminé, pour prendre la photo, il suffit de découvrir le trou en utilisant un déclencheur souple (recommandé) ou en faisant coulisser la plaquette de bois qui le recouvre avec le doigt puis de la remettre en place à la fin.
Comme tout bon sténopé, le Zero 4×5 a un très grand champ (112° en diagonale en 6 x 9 cm) et est dépourvu de viseur, cela demande donc un peut de pratique pour obtenir le cadrage voulu.
Il n’y a pas non plus d’effect "fisheye" du fait de l’absence d’objectif.

DEVELOPPEMENT
Pour le developpement des plan film j’utilise la petite cuve 2521 avec une spire 4×5 et pour les film une spire 120. Cette cuve se monte normalement sur une machine Jobo, mais convient trés à un développement par agitation manuelle
Ne pas hésité à légèrement augmenter le temps de développement
PHILOSOPHIE
Par certains aspects, la philosophie de la prise de vue au sténopé se rapproche de celle de la chambre grand format. Il me semble évident que les images faites au sténopé ont des qualités à elles que vous ne pouvez pas obtenir en utilisant des appareils munis d’objectifs. Il faut aimer prendre du temps, contempler avant de déclencher.
C’est une technique photographique qui est plus en prise avec le concept de temps. Plus proche de la « prise de vue » que du « shooting ».
On reviendra souvent devant le même sujet pour recommencer une prise de vue. Elle s’en démarque par d’autres aspects, il faut savoir, profiter de l’imprévu, de l’inattendu, et même de l’accidentel, des bonnes surprises, des "ratés providentiels".
La photographie au sténopé crée un lien à la fois avec l’appareil et le sujet, libérant votre oeil d’un quelconque viseur … Il y toujours cette magie trés exitante lors du développement de son négatif
TIRAGE
J’utlise pour les sorties grand format une Epson 9800 ou une Roland 540 sur papier photo mate ou brillant , mais j’affectionne particulierement les sorties sur Canvas surtout pour les sténopés. J’utilise pour cela les scans des mes négatifs réalisé un un Epson F-3200.